Tout savoir sur la fracture de la branche ischio-pubienne : symptĂŽmes et traitements

En bref

  • 🧭 La fracture de la branche ischio-pubienne se manifeste surtout par une douleur pelvienne aiguĂ« Ă  l’aine ou au pubis, souvent aprĂšs une chute.
  • đŸ©» Le diagnostic repose sur la radiographie et se prĂ©cise par scanner/IRM pour juger la stabilitĂ© de l’os pelvien.
  • 🛌 La plupart des cas stables bĂ©nĂ©ficient d’un traitement conservateur avec repos relatif et reprise progressive des appuis, plutĂŽt qu’une immobilisation stricte.
  • đŸš¶â€â™€ïž La rééducation est la clĂ© du retour Ă  la marche; la consolidation osseuse prend gĂ©nĂ©ralement 6 Ă  12 semaines.
  • ⚠ Les complications Ă  prĂ©venir concernent surtout l’immobilitĂ© prolongĂ©e (phlĂ©bite, fonte musculaire) et se rĂ©duisent en bougeant selon l’avis mĂ©dical.

Une chute, une douleur en « coup de poignard » Ă  l’aine, la marche qui devient soudain impossible : la fracture de la branche ischio-pubienne est frĂ©quente chez les seniors mais peut aussi toucher des adultes actifs, en particulier lors d’un traumatisme. Pour aller Ă  l’essentiel, la question dĂ©cisive n’est pas tant « est-ce bien cassĂ© ? » que « la fracture est-elle stable ? ». Cette rĂ©ponse, fournie par l’imagerie, oriente tout le parcours de soins, des traitements immĂ©diats Ă  la rééducation. Une fracture stable guĂ©rit le plus souvent avec un repos relatif et un accompagnement adaptĂ©, quand l’instabilitĂ© impose parfois une chirurgie.

DĂšs les premiĂšres heures, une dĂ©marche responsable consiste Ă  faire confirmer le diagnostic et Ă  sĂ©curiser les gestes du quotidien tout en Ă©vitant une immobilisation totale non indiquĂ©e. Les professionnels de santĂ© privilĂ©gient aujourd’hui une mobilisation raisonnĂ©e, afin de limiter le risque de complications et d’accĂ©lĂ©rer le retour Ă  l’autonomie. Vous trouverez ci-dessous des repĂšres concrets, des exemples vĂ©cus et des tableaux comparatifs pour comprendre les symptĂŽmes, les examens, les options de prise en charge et les jalons rĂ©alistes de la guĂ©rison, sans dramatiser et sans banaliser.

Fracture de la branche ischio-pubienne : reconnaßtre les symptÎmes clés et agir vite

PremiĂšre rĂ©ponse claire Ă  la question que tout le monde se pose : les symptĂŽmes typiques d’une fracture de la branche ischio-pubienne sont une douleur pelvienne aiguĂ« Ă  l’aine ou au pubis, dĂ©clenchĂ©e par une chute sur le cĂŽtĂ© ou un mouvement en torsion. La douleur est souvent majorĂ©e Ă  la mise en appui, la marche devient difficile, voire impossible, et l’on observe parfois un hĂ©matome discret dans le pli de l’aine. Dans beaucoup de cas, s’asseoir et se relever provoquent une crispation immĂ©diate. Ces Ă©lĂ©ments ne suffisent pas Ă  eux seuls pour trancher, mais ils doivent motiver une Ă©valuation mĂ©dicale rapide, surtout chez la personne ĂągĂ©e.

Chez LĂ©a, 78 ans, une glissade dans la cuisine s’est soldĂ©e par un point douloureux au pubis. Elle pouvait nĂ©anmoins poser le pied au sol, mais chaque pas tirait « comme une corde trop tendue ». À l’inverse, Karim, 46 ans, cycliste, a ressenti un craquement net aprĂšs un choc contre un trottoir : la station debout dĂ©clenchait une douleur fulgurante. Ces deux tableaux cliniques, trĂšs diffĂ©rents, relĂšvent pourtant de la mĂȘme lĂ©sion de l’os pelvien. Ce contraste illustre l’importance de ne pas prĂ©sumer de la gravitĂ© sur la seule intensitĂ© douloureuse, qui varie selon la localisation prĂ©cise et la sensibilitĂ© individuelle.

Les signaux d’alarme Ă  connaĂźtre sont rares mais sĂ©rieux. Une douleur qui s’accompagne d’un hĂ©matome qui grossit rapidement, d’un engourdissement de la jambe ou de difficultĂ©s Ă  uriner mĂ©rite une consultation urgente. Ces signes peuvent Ă©voquer une lĂ©sion associĂ©e (vasculaire, nerveuse ou vĂ©sicale) et imposent une prise en charge accĂ©lĂ©rĂ©e. La majoritĂ© des fractures de la branche ischio-pubienne n’entraĂźnent pas ce tableau, mais mieux vaut connaĂźtre ces repĂšres pour ne pas passer Ă  cĂŽtĂ© d’une situation instable.

Vous vous demandez si une simple « fĂȘlure » est moins prĂ©occupante ? Dans le langage courant, le terme « fissure » renvoie Ă  un trait de fracture non ou peu dĂ©placĂ©. L’enjeu n’est pas tant de nommer que d’évaluer la stabilitĂ© mĂ©canique de l’anneau pelvien. Une telle stabilitĂ©, quand elle est prĂ©sente, autorise gĂ©nĂ©ralement une stratĂ©gie conservatrice, centrĂ©e sur le repos relatif et la reprise d’appui guidĂ©e par la douleur. À l’inverse, une instabilitĂ© ou un dĂ©placement marquĂ© changent le cap du traitement.

Du cĂŽtĂ© de la douleur, attendez-vous Ă  une dĂ©croissance progressive. Les premiers jours sont souvent les plus sensibles, puis la gĂȘne diminue semaine aprĂšs semaine. Cette Ă©volution rassurante n’exclut pas l’usage raisonnĂ© d’antalgiques prescrits, afin de prĂ©server le sommeil et de permettre des mobilisations courtes et adaptĂ©es. L’objectif n’est pas le « zĂ©ro douleur » mais une douleur supportable qui autorise les gestes essentiels sans risque. Pour les aidants, un message simple : aider Ă  limiter les efforts brusques, Ă  choisir des siĂšges fermes avec accoudoirs, et Ă  fractionner les dĂ©placements.

Enfin, un mot sur les confusions habituelles. Chez le sportif, une pubalgie (atteinte tendineuse) ou une fracture de fatigue peuvent mimer la mĂȘme douleur. Ce sont des diagnostics diffĂ©rents, qui nĂ©cessitent une imagerie appropriĂ©e et une prise en charge spĂ©cifique. LĂ  encore, l’examen clinique et la stratĂ©gie d’imagerie permettent de diffĂ©rencier de façon fiable, pour engager la bonne voie thĂ©rapeutique dĂšs le dĂ©part.

đŸ©ș SymptĂŽme majeur 🧭 InterprĂ©tation probable ✅ Conduite responsable
Douleur vive Ă  l’aine/pubis Ă  l’appui Suspicion de fracture ischio-pubienne stable Évaluation mĂ©dicale + radiographie đŸ©»
HĂ©matome qui s’étend rapidement Risque lĂ©sion vasculaire ⚠ Consultation urgente (service d’urgence)
Fourmillements/faiblesse jambe Atteinte nerveuse possible Imagerie avancĂ©e (scanner/IRM) 🧠
Douleur diffuse sans traumatisme Pubalgie ou fracture de fatigue à discuter Examen clinique + imagerie ciblée

À retenir ici : repĂ©rez les signes, agissez sans prĂ©cipitation mais sans attendre inutilement, et laissez l’imagerie confirmer la nature et la stabilitĂ© de la lĂ©sion.

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Diagnostic par l’imagerie: radiographie, scanner et IRM pour juger la stabilitĂ© de l’os pelvien

RĂ©ponse directe : la radiographie du bassin est l’examen de premiĂšre intention, mais c’est souvent le scanner qui prĂ©cise la topographie de la fracture et la stabilitĂ© de l’os pelvien. L’IRM, plus sensible aux ƓdĂšmes osseux et aux tissus mous, est utilisĂ©e en cas de doute persistant ou de suspicion de lĂ©sions associĂ©es. Cette hiĂ©rarchie permet d’éviter Ă  la fois le sous-diagnostic et l’excĂšs d’examens, en ciblant ce qui Ă©claire le plus la dĂ©cision thĂ©rapeutique.

Pourquoi la stabilitĂ© compte-t-elle autant ? Parce qu’elle dĂ©termine l’axe des traitements. Une fracture non dĂ©placĂ©e, qui respecte l’architecture de l’anneau pelvien, s’auto-stabilise gĂ©nĂ©ralement avec du repos relatif et une reprise d’appui progressive. À l’inverse, un trait instable ou multi-fragmentaire expose Ă  un dĂ©placement secondaire, Ă  une douleur qui ne dĂ©croĂźt pas et, plus rarement, Ă  des atteintes vasculo-nerveuses. La littĂ©rature a montrĂ© que le pronostic prĂ©coce est davantage liĂ© Ă  l’extension des lĂ©sions vasculaires qu’à la complexitĂ© anatomique seule; ce constat incite Ă  ne pas sous-estimer l’intĂ©rĂȘt du scanner injectĂ© dans les contextes douteux.

Voici un repĂšre pratique. AprĂšs l’examen clinique, la radio face/profil du bassin oriente : si l’image est typique et en accord avec la clinique, la conduite est clarifiĂ©e. Si le doute persiste (douleur disproportionnĂ©e, mĂ©canisme Ă  haute Ă©nergie, anomalies peu lisibles), le scanner multiplanaire devient l’alliĂ© Ă  privilĂ©gier. Chez les personnes ĂągĂ©es, il dĂ©tecte Ă©galement des fractures associĂ©es du sacrum ou de l’aile iliaque. L’IRM, elle, rĂ©vĂšle des fissures subtiles et les ƓdĂšmes osseux responsables de douleurs sans traçabilitĂ© nette Ă  la radio, ce qui permet d’éviter une errance diagnostique chez les patients douloureux avec clichĂ©s « normaux ».

Les comptes rendus mentionnent parfois « ilio-ischio-pubienne » ou « sacro-iliaque ». Cela signifie simplement que le trait touche plusieurs segments de l’anneau. Ce n’est pas forcĂ©ment synonyme d’évolution dĂ©favorable, surtout si l’ensemble reste stable et que la douleur dĂ©croĂźt dans les dĂ©lais attendus. L’essentiel est la cohĂ©rence entre l’imagerie, vos symptĂŽmes et l’évaluation clinique.

đŸ§Ș Examen 🔍 Atouts principaux 📌 Limites 🎯 Quand le choisir ?
Radiographie đŸ©» Rapide, disponible, bon premier tri Moins sensible pour les fissures fines Suspicion initiale aprĂšs chute
Scanner 💠 Cartographie prĂ©cise des traits, stabilitĂ© Irradiant, injection parfois nĂ©cessaire Doute diagnostique ou planification
IRM 🧠 ƒdĂšme osseux, tissus mous, fractures occultes Moins disponible, plus long Douleur inexpliquĂ©e, radio normale

Un dernier conseil responsable : si votre douleur augmente au lieu de dĂ©croĂźtre, signalez-le rapidement. Une réévaluation clinique et radiologique peut s’imposer pour s’assurer de l’absence de dĂ©placement secondaire, surtout dans les deux premiĂšres semaines.

Ce panorama de l’imagerie mĂšne naturellement Ă  la question qui vous prĂ©occupe le plus : quelles sont les traitements adaptĂ©s selon la stabilitĂ© et le profil de la personne concernĂ©e ?

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Traitements actuels: repos relatif, immobilisation ciblée ou chirurgie selon la stabilité

La rĂ©ponse en un mot : personnalisation. Pour une fracture stable de la branche ischio-pubienne, le traitement de rĂ©fĂ©rence est le repos relatif avec contrĂŽle de la douleur, appuis progressifs et rééducation prĂ©coce. L’immobilisation stricte et prolongĂ©e est rarement justifiĂ©e chez la personne ĂągĂ©e, car elle expose Ă  davantage de complications (dĂ©conditionnement, phlĂ©bite). La chirurgie est rĂ©servĂ©e aux situations instables, dĂ©placĂ©es, ou compliquĂ©es d’atteinte vasculo-nerveuse, et vise Ă  restaurer l’alignement et la stabilitĂ©.

ConcrĂštement, l’objectif est de permettre une mobilisation douce dĂšs que possible, parfois avec dĂ©ambulateur ou cannes. Les antalgiques prescrits aident Ă  supporter les gestes du quotidien, sans viser l’absence totale de douleur. Le repos « intelligent » consiste Ă  Ă©viter les charges asymĂ©triques lourdes et les torsions brusques, tout en encourageant des sĂ©quences de marche courtes et frĂ©quentes si elles sont compatibles avec la douleur. Cette stratĂ©gie soutient la consolidation osseuse qui, classiquement, s’étend sur 6 Ă  12 semaines.

La chirurgie, quand elle s’impose, repose souvent sur une fixation interne (vis/plaques) ou, dans certains contextes aigus, un fixateur externe transitoire pour stabiliser rapidement le bassin. Les Ă©quipes priorisent aujourd’hui une remise en appui contrĂŽlĂ©e le plus tĂŽt compatible avec la stabilitĂ© obtenue, car chaque jour gagnĂ© sur l’immobilitĂ© pĂšse favorablement sur la rĂ©cupĂ©ration fonctionnelle. L’important est d’aligner l’ambition rééducative avec la douleur rĂ©elle, l’équilibre, et l’environnement de vie.

Pour vous repérer dans les étapes concrÚtes sans entrer dans le jargon, voici un fil conducteur simple qui aide de nombreux patients et aidants à se projeter :

  • đŸ—“ïž Semaines 0–2 : gĂ©rer la douleur, sĂ©curiser les transferts, apprendre Ă  se lever/asseoir sans Ă -coups.
  • đŸš¶ Semaines 2–6 : augmenter progressivement la marche avec aide technique si nĂ©cessaire.
  • đŸ‹ïž Semaines 6–12 : vers l’appui complet si validĂ© mĂ©dicalement, renforcement doux et travail de l’équilibre.
  • 🎯 3–6 mois : consolidation fonctionnelle, allongement des distances, retour aux activitĂ©s courantes.

Deux prĂ©cautions responsables mĂ©ritent d’ĂȘtre rappelĂ©es. D’abord, l’automĂ©dication n’est pas anodine : ajustez toujours les antalgiques avec l’équipe soignante, notamment en cas de comorbiditĂ©s ou de traitements au long cours. Ensuite, la reprise d’appui doit respecter les consignes Ă©crites sur le compte rendu (appui partiel ou complet selon douleur), car c’est la cohĂ©rence entre consignes et ressenti qui protĂšge la consolidation.

En toile de fond, un principe directeur : quand le cadre de soins est clair, la mobilisation gagne du terrain chaque semaine et la douleur pelvienne rĂ©gresse. Si ce cap se dĂ©robe (douleurs croissantes, blocage fonctionnel, fiĂšvre), il faut recontacter sans tarder le mĂ©decin rĂ©fĂ©rent pour recontrĂŽler l’orientation thĂ©rapeutique.

Rééducation aprÚs fracture ischio-pubienne: reprendre la marche sans brûler les étapes

Point de dĂ©part franc : la rééducation n’est pas accessoire, c’est la colonne vertĂ©brale du retour Ă  l’autonomie. Elle sĂ©curise la marche, restaure la force et l’endurance, prĂ©vient les complications liĂ©es Ă  l’inactivitĂ© et accompagne la gestion de la douleur. Dans les cas stables non opĂ©rĂ©s, le kinĂ©sithĂ©rapeute aide Ă  organiser la progression des appuis, Ă  optimiser les transferts (lit, fauteuil, toilettes) et Ă  retrouver une foulĂ©e fluide. AprĂšs chirurgie, il s’aligne sur les contraintes de la fixation pour ne pas compromettre la stabilitĂ© obtenue.

La dĂ©marche gagnante s’inspire d’un marathon, pas d’un sprint. Les trois premiĂšres semaines privilĂ©gient les mouvements de faible amplitude, la respiration coordonnĂ©e et la frĂ©quence plutĂŽt que la durĂ©e. Cela favorise la circulation, Ă©vite les raideurs de hanche et dĂ©samorce la peur de bouger. De la quatriĂšme Ă  la huitiĂšme semaine, la marche s’allonge par petites touches et l’équilibre se travaille dans un environnement sĂ©curisĂ©. PassĂ© le cap des deux Ă  trois mois, la majoritĂ© des personnes augmentent nettement leur pĂ©rimĂštre de marche et rĂ©intĂšgrent des activitĂ©s domestiques plus soutenues, tout en restant attentives aux signaux de fatigue.

Chez Paul, 82 ans, trois sĂ©ances Ă  domicile ont surtout servi Ă  installer des repĂšres simples : hauteur de siĂšge adaptĂ©e, accoudoirs prĂ©sents, cheminement dĂ©gagĂ©. RĂ©sultat, moins de douleur au lever et des pas plus assurĂ©s au bout d’une semaine. À l’opposĂ©, Sofia, 59 ans, opĂ©rĂ©e pour une fracture instable, a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un programme progressif en centre, centrĂ© sur l’endurance et la proprioception. Deux parcours, un mĂȘme fil rouge : structurer la progression et ne pas sauter d’étapes.

Voici quelques axes pĂ©dagogiques souvent proposĂ©s, Ă  adapter Ă  la situation clinique vĂ©rifiĂ©e par l’équipe soignante :

  • đŸ›Ąïž SĂ©curiser les transferts : s’asseoir et se relever avec appuis symĂ©triques, Ă©viter les torsions rapides.
  • đŸŠ¶ Dosage des appuis : cannes ou dĂ©ambulateur si recommandĂ©, pour rĂ©partir la contrainte sur l’anneau pelvien.
  • đŸ« Mobilisation douce : sĂ©quences courtes mais frĂ©quentes pour entretenir la souplesse sans irriter la lĂ©sion.
  • ⚖ Équilibre et marche : travail progressif de l’appui unipodal quand la douleur dĂ©croĂźt et que l’équipe valide.
  • 🌙 Sommeil et rĂ©cupĂ©ration : positions confortables, coussins de calage pour limiter les pics douloureux nocturnes.

Cette progression respecte un principe cardinal : personnaliser. AntĂ©cĂ©dents, niveau d’activitĂ© prĂ©-fracture, environnement et aide disponible influencent la vitesse de rĂ©cupĂ©ration. Une fois par semaine, se demander « est-ce plus facile que la semaine derniĂšre ? » donne un baromĂštre simple et motivant. Si la rĂ©ponse est non pendant deux semaines consĂ©cutives, il est raisonnable de solliciter un nouvel avis pour ajuster le cap.

En somme, la rééducation bien pensée transforme une consolidation osseuse en vraie récupération fonctionnelle, durable et sûre.

Complications, durée de guérison et vie quotidienne: prévenir, rassurer et avancer sereinement

ClĂ© de lecture immĂ©diate : la plupart des personnes avec une fracture de la branche ischio-pubienne Ă©voluent favorablement, avec une consolidation entre 6 et 12 semaines et une marche nettement amĂ©liorĂ©e en deux Ă  trois mois. Les complications sont l’exception, plus souvent liĂ©es Ă  l’immobilisation prolongĂ©e qu’à la fracture elle-mĂȘme. Bouger raisonnablement, bien s’hydrater et suivre les consignes de l’équipe soignante sont des leviers majeurs de prĂ©vention.

Le risque thrombo-embolique (dont la phlĂ©bite) diminue avec la mobilisation prĂ©coce et, si nĂ©cessaire, le port de bas de compression prescrits. Les infections respiratoires s’éloignent Ă©galement quand l’activitĂ©, mĂȘme modeste, reste rĂ©guliĂšre. Concernant la densitĂ© minĂ©rale osseuse, l’épisode fracturaire peut ĂȘtre l’occasion d’évaluer l’ostĂ©oporose et d’optimiser l’apport en calcium et vitamine D selon les recommandations mĂ©dicales personnalisĂ©es.

Comment s’organiser au quotidien pendant la guĂ©rison ? Trois leviers pratiques aident la plupart des personnes. D’abord, amĂ©nager le logement pour limiter les faux pas : tapis fixĂ©s, Ă©clairage suffisant la nuit, objets courants Ă  hauteur de main. Ensuite, choisir des assises stables avec accoudoirs pour faciliter le lever sans torsion. Enfin, fractionner les tĂąches : deux allers-retours courts valent mieux qu’un long parcours Ă©puisant quand la douleur n’a pas encore suffisamment dĂ©cru.

Des interrogations sur la durĂ©e d’hospitalisation ou le retour Ă  domicile sont frĂ©quentes. Le sĂ©jour dĂ©pend davantage de l’état gĂ©nĂ©ral et de l’autonomie que du trait de fracture lui-mĂȘme. Un passage en service de rééducation peut ĂȘtre proposĂ© pour consolider les acquis avant un retour serein Ă  la maison, surtout si l’environnement est peu favorable. LĂ  encore, l’objectif n’est pas la vitesse record, mais la sĂ©curitĂ© Ă  chaque Ă©tape.

Et la douleur, va-t-elle vraiment disparaĂźtre ? Dans la majoritĂ© des cas, elle dĂ©croĂźt visiblement dĂšs les premiĂšres semaines, puis s’attĂ©nue mois aprĂšs mois. Quelques patients dĂ©crivent des pics isolĂ©s liĂ©s Ă  un excĂšs d’activitĂ© la veille ou Ă  une position prolongĂ©e inconfortable. L’écoute des signaux corporels et le respect des paliers de progression font ici toute la diffĂ©rence, avec l’appui de l’équipe soignante pour adapter les stratĂ©gies antalgiques si besoin.

Pour rester dans une dynamique rassurante et proactive, voici un repÚre synthétique des jalons habituels; ce ne sont pas des « obligations », mais un cadre de lecture utile pour se projeter sans se comparer inutilement :

⏱ Étape 📅 DĂ©lai typique 💡 Objectif fonctionnel đŸ§© Indicateur positif
ContrĂŽle de la douleur Jours 1–14 S’asseoir/se relever en sĂ©curitĂ© Douleur qui dĂ©croit 📉
Appui partiel Sem. 2–6 Pas courts et frĂ©quents Marche plus fluide đŸš¶
Appui complet Sem. 6–12 Distances plus longues Confiance qui revient đŸ’Ș
Reprise des activitĂ©s 3–6 mois Autonomie domestique Fatigue mieux tolĂ©rĂ©e 🌟

Pour approfondir la prĂ©vention au-delĂ  de la guĂ©rison, un article dĂ©diĂ© peut vous ĂȘtre utile : PrĂ©vention des chutes chez les personnes ĂągĂ©es. Il complĂšte parfaitement ce guide centrĂ© sur la fracture de la branche ischio-pubienne et la rééducation.

Combien de temps dure la consolidation d’une fracture ischio-pubienne ?

La consolidation osseuse se situe le plus souvent entre 6 et 12 semaines. Le retour Ă  une marche plus longue s’étale sur 2 Ă  3 mois, puis la rĂ©cupĂ©ration de l’endurance se poursuit jusqu’à 6 mois selon l’ñge, la stabilitĂ© de la fracture et l’environnement de vie.

Quand faut-il s’inquiĂ©ter aprĂšs le diagnostic ?

Consultez rapidement en cas d’hĂ©matome qui s’étend vite, de fiĂšvre inexpliquĂ©e, de douleurs qui augmentent au lieu de dĂ©croĂźtre, de fourmillements ou faiblesse dans la jambe, ou de difficultĂ©s Ă  uriner. Ces signes ne sont pas frĂ©quents mais justifient une réévaluation.

La radiographie suffit-elle toujours ?

Elle est l’examen initial. Si l’image et les symptĂŽmes ne concordent pas, ou si l’on suspecte un trait complexe, un scanner affine l’évaluation. L’IRM est rĂ©servĂ©e aux fractures occultes et aux lĂ©sions des tissus mous.

La chirurgie est-elle fréquente pour cette fracture ?

Non. La plupart des fractures de la branche ischio-pubienne sont stables et traitĂ©es de façon conservatrice. La chirurgie se discute surtout en cas d’instabilitĂ©, de dĂ©placement important ou d’atteinte associĂ©e.

Peut-on Ă©viter l’immobilisation totale ?

Souvent oui. Chez les personnes ĂągĂ©es, on privilĂ©gie un repos relatif et une mobilisation prĂ©coce encadrĂ©e, car l’immobilisation stricte augmente le risque de complications. Les appuis sont rĂ©introduits progressivement selon les consignes mĂ©dicales.

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