Mal sous une aisselle : causes fréquentes et solutions efficaces

En bref

  • ✅ La majoritĂ© des douleur aisselle sont bĂ©nignes (muscles ou nerfs), mais des signaux d’alerte exigent une Ă©valuation rapide.
  • 🧭 Situez la gĂȘne, recherchez une boule, une rougeur ou de la fiĂšvre, et notez ce qui augmente la douleur pour orienter les causes.
  • 🧮 Les atteintes cutanĂ©es (intertrigo, folliculite, maladie de Verneuil) sont frĂ©quentes avec la transpiration aisselle et se gĂšrent par hygiĂšne adaptĂ©e et avis pro.
  • đŸ‹ïž La technique sportive, la posture et la charge d’entraĂźnement sont souvent le trio responsable; corriger ces points Ă©vite les rĂ©cidives.
  • 🧊 Les premiers gestes privilĂ©gient la chaleur douce, la mobilitĂ© contrĂŽlĂ©e et une surveillance des symptĂŽmes; tout doute justifie une consultation dermatologique ou mĂ©dicale.

Une gĂȘne vive en portant un sac, un tiraillement en levant le bras, une sensation de brĂ»lure latĂ©rale, ou encore un petit « bobo sous aisselle » qui s’enflamme avec les frottements: cette rĂ©gion sensible concentre muscles, nerfs, peau et ganglions. Le plus souvent, la douleur dĂ©coule d’un effort inhabituel, d’un faux mouvement ou d’une rĂ©action cutanĂ©e sous l’effet de la chaleur et de l’humiditĂ©. Le dĂ©fi consiste Ă  repĂ©rer rapidement la bonne piste pour agir avec mesure, sans dramatiser ni minimiser. Les repĂšres ci-dessous suivent une logique simple: identifier, soulager, surveiller et prĂ©venir. En respectant une dĂ©marche structurĂ©e et des gestes prudents, la reprise des activitĂ©s se fait plus vite et avec moins de risques de rechute.

Les lignes qui suivent mettent l’accent sur les causes courantes (musculaires, nerveuses, cutanĂ©es et ganglionnaires), les bons rĂ©flexes immĂ©diats, un protocole maison sur 72 heures et les mesures de prĂ©vention efficaces. Pour chaque situation, des exemples concrets et des tableaux synthĂ©tiques guident vos dĂ©cisions. Des alertes claires rappellent quand consulter sans tarder. L’objectif est simple: vous aider Ă  distinguer ce qui se rĂ©sout avec de l’organisation et des soins doux de ce qui mĂ©rite une Ă©valuation mĂ©dicale ciblĂ©e, afin de retrouver plus sereinement une Ă©paule mobile, une peau apaisĂ©e et un quotidien fluide.

Douleur sous l’aisselle : vĂ©rifications immĂ©diates, signaux d’alerte et premiers gestes

Face Ă  une douleur aisselle, commencez par localiser prĂ©cisĂ©ment le point douloureux. Une douleur superficielle, sensible Ă  la pression et aggravĂ©e par un mouvement ciblĂ© du bras Ă©voque volontiers un souci musculaire local (grand pectoral, dentelĂ© antĂ©rieur, grand dorsal). Une sensation de brĂ»lure en « bande » latĂ©rale oriente plutĂŽt vers une irritation d’un nerf intercostal. La prĂ©sence d’un volume dur et mobile attire l’attention sur un ganglion axillaire rĂ©actif; si ce volume demeure dur, fixe ou s’accompagne d’altĂ©ration de l’état gĂ©nĂ©ral, une consultation devient prioritaire. L’observation d’une rougeur diffuse, chaude, avec douleur au toucher, Ă©voque une infection aisselle, surtout si la fiĂšvre est prĂ©sente.

Deux points mĂ©ritent d’ĂȘtre notĂ©s dĂšs maintenant: l’irradiation (vers la poitrine, l’omoplate, le bras) et la tolĂ©rance aux gestes du quotidien. Une douleur qui s’étend au thorax ou s’associe Ă  un essoufflement, une oppression ou une sueur froide impose une prise en charge urgente. À l’inverse, une douleur mĂ©canique qui cĂšde au repos et Ă  la chaleur, et qui se rĂ©veille surtout sur un geste prĂ©cis, incite Ă  une stratĂ©gie douce et graduelle. Ces repĂšres simples Ă©vitent de retarder un avis utile et limitent les inquiĂ©tudes inutiles.

Exemple illustratif: Nadine, 34 ans, ressent une vive gĂȘne en saisissant son sac Ă  main. La pression d’un doigt sur le bord costal latĂ©ral rĂ©veille la douleur; la respiration ample dĂ©tend lĂ©gĂšrement. Cela correspond trĂšs bien Ă  une surcharge du dentelĂ© antĂ©rieur. Antoine, 46 ans, observe plutĂŽt une petite boule chaude et douloureuse sous l’aisselle aprĂšs un rasage Ă  sec: le tableau Ă©voque une folliculite dĂ©butante sur fond de frottements et de chaleur, contexte frĂ©quent quand la transpiration aisselle est importante.

  • 🔎 À vĂ©rifier tout de suite: prĂ©sence de boule, rougeur, chaleur locale, fiĂšvre, fourmillements, irradiation thoracique.
  • 🧭 Question-clĂ©: la douleur augmente-t-elle toujours au mĂȘme geste (porter, lever, tracter) ou est-elle prĂ©sente au repos sans raison Ă©vidente?
  • ⚠ À ne pas nĂ©gliger: douleur brutale invalidante, gonflement dur persistant, fiĂšvre Ă©levĂ©e, oppression thoracique.
Cause probable 💡 Signes clĂ©s 🔎 Premiers gestes 🧰
Surmenage sportif Douleur Ă  la poussĂ©e/traction, point prĂ©cis Repos relatif, chaleur douce, mouvements contrĂŽlĂ©s ✅
Élongation ou faux mouvement Pic aigu Ă  l’élĂ©vation latĂ©rale Respiration latĂ©rale, auto-massage lĂ©ger, Ă©viter la charge đŸ•Šïž
Irritation nerveuse BrĂ»lure en bande, hypersensibilitĂ© Positions antalgiques, limiter rotations forcĂ©es 🧭
Ganglion ou foyer cutanĂ© Nodule, chaleur, parfois fiĂšvre HygiĂšne locale, Ă©valuation mĂ©dicale si doute đŸ©ș

En rĂ©sumĂ©, accordez-vous 24 Ă  72 heures d’observation active avec des gestes prudents; si la gĂȘne s’intensifie, si une boule persiste ou si une fiĂšvre apparaĂźt, ne tardez pas Ă  solliciter un professionnel.

Douleurs axillaires d’origine musculaire ou nerveuse : reconnaütre, comprendre, ajuster

Les muscles sous-axillaires travaillent en synergie: pectoraux pour rapprocher le bras du tronc, dentelĂ© antĂ©rieur pour guider l’omoplate, grand dorsal pour tracter, intercostaux et fascias pour relier cage thoracique et Ă©paule. Un cumul d’erreurs — hausse d’entraĂźnement trop rapide, technique approximative, rĂ©cupĂ©ration courte — crĂ©e un terrain parfait pour une douleur mĂ©canique. Celle-ci est typiquement reproductible sur un geste donnĂ© et s’apaise au repos. À l’opposĂ©, l’atteinte nerveuse se manifeste par une sensation de feu, des fourmillements, une hypersensibilitĂ© au contact et parfois une douleur nocturne tenace.

Cas pratique: Marc, 42 ans, multiplie les tractions et dips avant un week-end de repos. Le lundi, un Ă©lancement au bord de l’aisselle l’empĂȘche de lever le bras au-dessus de la tĂȘte. La pression d’un doigt sur une ligne le long des cĂŽtes rĂ©veille la douleur: le dentelĂ© antĂ©rieur proteste. À l’inverse, Sofia, 39 ans, dĂ©crit une brĂ»lure en ruban sur le flanc, sans point prĂ©cis, exacerbĂ©e par les torsions rapides: les signes parlent pour un nerf intercostal irritĂ©. Ces portraits-types aident Ă  choisir les bons ajustements plutĂŽt que d’insister sur des Ă©tirements douloureux qui retardent l’apaisement.

  • đŸƒâ€â™€ïž Erreurs frĂ©quentes: augmenter volume et intensitĂ© la mĂȘme semaine, nĂ©gliger l’échauffement, charger en fin de journĂ©e stressĂ©e.
  • 🧍 Posture: Ă©paules enroulĂ©es et tĂȘte projetĂ©e majorent la tension sous-axillaire au quotidien.
  • 📏 Technique: en dĂ©veloppĂ© et en traction, l’alignement scapulaire reste le meilleur ami de l’aisselle.
Muscle/nerf 🎯 Mouvement aggravant ⛔ Indice utile 🔎 Apaisement possible 🌿
DentelĂ© antĂ©rieur ÉlĂ©vation latĂ©rale, protraction brusque Point sensible au bord costal Respiration latĂ©rale, chaleur, contrĂŽle scapulaire
Grand pectoral PoussĂ©e horizontale lourde Tiraillement Ă  l’étirement en porte Amplitude rĂ©duite, technique propre, pause de charge
Nerf intercostal Rotations rapides, torsions BrĂ»lure en bande đŸ”„ Positions antalgiques, Ă©viter les contraintes extrĂȘmes

La mise au repos relatif ne signifie pas immobilisation. Des « micro-mouvements » doux de l’omoplate (protraction/rĂ©traction contrĂŽlĂ©es), associĂ©s Ă  une respiration costale, rĂ©duisent le tonus douloureux et amĂ©liorent la coordination. Reporter l’entraĂźnement lourd une Ă  deux sĂ©ances, ajuster la prise et l’amplitude, et reprogrammer un Ă©chauffement plus long sont souvent suffisants pour relancer le cycle vertueux douleur–guĂ©rison–renforcement, sans passer par des semaines d’arrĂȘt.

Si la douleur rĂ©veille la nuit, s’accompagne de perte de force notable, d’engourdissements durables ou d’une irradiation atypique, un examen clinique s’impose. L’objectif n’est pas d’empiler les examens, mais de cibler utile: Ă©chographie des tissus mous si suspicion de lĂ©sion, radiographie si douleur costale suspecte, kinĂ©sithĂ©rapie pour restaurer mobilitĂ© et contrĂŽle moteur. Dans cette logique graduĂ©e, la sĂ©curitĂ© prĂ©cĂšde la performance, et le retour aux charges se fait en escalier, pas en ascenseur.

Peau des aisselles, transpiration et ganglions : affections courantes et bonnes pratiques

La peau de l’aisselle vit en milieu chaud et humide, terrain propice aux frottements, Ă  la macĂ©ration et aux micro-atteintes. Une simple irritation peut Ă©voluer vers une inflammation aisselle, surtout aprĂšs rasage Ă  sec, dĂ©odorant irritant, ou frottements rĂ©pĂ©tĂ©s. Les tableaux frĂ©quents incluent l’intertrigo (inflammation des plis), la folliculite et, plus rarement, la maladie de Verneuil (hidrosadĂ©nite suppurĂ©e). Dans ces contextes, un antiseptique aisselle doux, des produits nettoyants non parfumĂ©s et des vĂȘtements respirants constituent les bases de l’apaisement, toujours en gardant Ă  l’esprit qu’un avis soignant s’impose en cas de signe infectieux franc ou d’évolution dĂ©favorable.

Autre situation: le « bobo sous aisselle » qui ressemble Ă  un bouton douloureux. Il peut s’agir d’une pustule de rasage banale
 ou d’un dĂ©but de furoncle. Une tumĂ©faction plus organisĂ©e, fluctuante ou persistante fait penser Ă  un kyste aisselle (Ă©piderme retenu, glande obstruĂ©e). La prudence consiste Ă  ne pas percer ni comprimer, Ă  protĂ©ger des frottements et Ă  solliciter un avis mĂ©dical si la douleur augmente, si une fiĂšvre apparaĂźt ou si la lĂ©sion ne rĂ©gresse pas en quelques jours. Pour illustrer la diversitĂ© des kystes selon leur localisation, un article pĂ©dagogique sur un autre site dĂ©taille les mĂ©canismes au niveau des doigts; la logique reste comparable de diagnostic par l’examen clinique et l’imagerie si besoin: voir par exemple ce dossier consacrĂ© aux kystes d’articulation.

  • 💧 RĂ©duire la macĂ©ration: sĂ©chage mĂ©ticuleux aprĂšs la douche, textiles en coton, Ă©viter les vĂȘtements trop serrĂ©s.
  • đŸȘ’ Rasage avec gel adaptĂ© et lame propre; Ă©viter de « raser Ă  sec » pour limiter l’irritation peau aisselle.
  • 🧮 Produits doux: formules hypoallergĂ©niques, sans alcool ni parfum agressif, testĂ©es sur peau sensible.
Affection cutanĂ©e đŸ©č Signes typiques 🔎 RepĂšres de conduite 🌿
Intertrigo Rougeur humide, dĂ©mangeaisons SĂ©chage, produits doux, avis si suintement đŸ§Œ
Folliculite Papules autour des poils, douleur au toucher Éviter rasage, hygiĂšne, surveiller fiĂšvre đŸȘ’
Maladie de Verneuil Nodules/abcĂšs rĂ©cidivants Suivi spĂ©cialisĂ©, parfois chirurgie đŸ„
Kyste/abcĂšs Boule, parfois chaleur locale Ne pas percer, avis mĂ©dical rapide ⚠

Les ganglions axillaires, vĂ©ritables filtres du systĂšme immunitaire, augmentent de volume lors d’infections locales ou gĂ©nĂ©rales. Une boule dure, fixe, indolore ou douloureuse qui persiste plusieurs semaines impose une Ă©valuation clinique. L’apparition conjointe de fiĂšvre, perte de poids ou sueurs nocturnes renforce l’indication d’un bilan. Cette vigilance ne doit pas inquiĂ©ter Ă  outrance, mais aider Ă  dĂ©cider au bon moment. De nombreuses situations restent bĂ©nignes et transitoires lorsque l’hygiĂšne et la protection des plis sont adaptĂ©es.

Entre hygiĂšne minutieuse et surveillance des signaux (douleur qui s’intensifie, fiĂšvre, extension de la rougeur), le juste Ă©quilibre est de mise. Au moindre doute, une consultation dermatologique Ă©claire vite la conduite Ă  tenir.

Protocole maison 72 h et remùdes prudents pour apaiser la douleur sous l’aisselle

Un protocole simple, sans immobiliser l’épaule, aide souvent Ă  casser le cercle douleur–tension–douleur. Il s’agit d’alterner chaleur douce, micro-mouvements et protection des tissus irritĂ©s, en se laissant guider par la rĂšgle d’or: la douleur peut ĂȘtre lĂ©gĂšre mais ne doit pas augmenter au fil de la sĂ©ance. Cette approche convient aux douleurs mĂ©caniques et Ă  de nombreuses gĂšnes cutanĂ©es lĂ©gĂšres, tout en restant attentif aux signes d’alarme dĂ©crits plus haut.

  1. 0–24 h 🕐
    • 🧣 Chaleur locale 15–20 min, 2–3 fois, pour dĂ©nouer les tensions musculaires.
    • đŸŒŹïž Respiration costale latĂ©rale: 5 cycles lents, 3 fois, bras posĂ©s, pour relĂącher le dentelĂ© et les intercostaux.
    • đŸ–ïž Auto-massage doux des bords costaux (huile neutre), hors zone rouge/chaude/nodulaire.
    • 👕 Textiles respirants, limiter les charges Ă  bout de bras; protĂ©ger la peau du frottement.
  2. 🧣 Chaleur locale 15–20 min, 2–3 fois, pour dĂ©nouer les tensions musculaires.
  3. đŸŒŹïž Respiration costale latĂ©rale: 5 cycles lents, 3 fois, bras posĂ©s, pour relĂącher le dentelĂ© et les intercostaux.
  4. đŸ–ïž Auto-massage doux des bords costaux (huile neutre), hors zone rouge/chaude/nodulaire.
  5. 👕 Textiles respirants, limiter les charges Ă  bout de bras; protĂ©ger la peau du frottement.
  6. 24–48 h 🕑
    • đŸ§© MobilitĂ© scapulaire: protraction/rĂ©traction contrĂŽlĂ©es, 2×10 rĂ©pĂ©titions, sans douleur croissante.
    • 🚿 HygiĂšne douce quotidienne si atteinte cutanĂ©e, application d’un antiseptique aisselle non irritant si conseillĂ© par un professionnel.
    • 🛌 Sommeil avec avant-bras soutenu par un coussin pour dĂ©charger l’aisselle.
  7. đŸ§© MobilitĂ© scapulaire: protraction/rĂ©traction contrĂŽlĂ©es, 2×10 rĂ©pĂ©titions, sans douleur croissante.
  8. 🚿 HygiĂšne douce quotidienne si atteinte cutanĂ©e, application d’un antiseptique aisselle non irritant si conseillĂ© par un professionnel.
  9. 🛌 Sommeil avec avant-bras soutenu par un coussin pour dĂ©charger l’aisselle.
  10. 48–72 h 🕒
    • đŸš¶ Reprise graduĂ©e des gestes au-dessus de la tĂȘte, amplitude partielle puis complĂšte si bien tolĂ©rĂ©e.
    • 🧮 Soins de peau continus: sĂ©cher, protĂ©ger, ajuster le dĂ©odorant si picotements.
    • 📓 Noter les gestes qui rĂ©veillent la douleur; planifier les ajustements techniques au sport.
  11. đŸš¶ Reprise graduĂ©e des gestes au-dessus de la tĂȘte, amplitude partielle puis complĂšte si bien tolĂ©rĂ©e.
  12. 🧮 Soins de peau continus: sĂ©cher, protĂ©ger, ajuster le dĂ©odorant si picotements.
  13. 📓 Noter les gestes qui rĂ©veillent la douleur; planifier les ajustements techniques au sport.
Situation 🧭 Option raisonnable ✅ Quand diffĂ©rer ⏳
Douleur mĂ©canique stable Reprise lĂ©gĂšre Ă  72 h Si douleur nocturne ou perte de force ⚠
Peau irritĂ©e simple HygiĂšne + protection Si rougeur s’étend ou fiĂšvre 🧯
Boule chaude douloureuse Avis mĂ©dical rapide Jamais percer soi-mĂȘme đŸš«

Concernant un remĂšde douleur aisselle, l’objectif reste de calmer sans masquer un signal d’alerte. Demandez conseil Ă  votre pharmacien pour le choix d’une option antalgique adaptĂ©e Ă  votre profil, surtout en cas d’antĂ©cĂ©dents digestifs ou rĂ©naux. Les pommades chauffantes ou les baumes dĂ©contracturants peuvent aider sur les tensions musculaires; Ă©vitez cependant toute application sur peau irritĂ©e ou lĂ©sĂ©e. En prĂ©sence d’un suintement, d’une chaleur locale marquĂ©e ou d’une fiĂšvre, les soins locaux se limitent Ă  l’hygiĂšne douce et Ă  la protection de la zone en attendant l’avis mĂ©dical.

Cette approche progressive laisse la porte ouverte Ă  une Ă©valuation soignante si la douleur persiste au-delĂ  de 5–7 jours, s’intensifie, rĂ©veille la nuit ou s’accompagne de symptĂŽmes atypiques. Mieux vaut valider la trajectoire de guĂ©rison que prolonger l’incertitude.

Prévenir les récidives et organiser la consultation utile

La prĂ©vention repose sur trois piliers: posture, technique et dosage des charges. Au bureau, rĂ©glez l’écran Ă  hauteur des yeux, alternez les positions toutes les 45 minutes et relĂąchez les Ă©paules loin des oreilles. Dans les sĂ©ances de poussĂ©e/traction, contrĂŽlez l’ouverture thoracique et la trajectoire de l’omoplate; conservez des marges d’amplitude avant la fatigue. Enfin, augmentez volume et intensitĂ© de 10–15 % par semaine tout au plus, et espacez de 48 heures les sĂ©ances lourdement axĂ©es sur pectoraux et dorsaux. Cette hygiĂšne de pratique rĂ©duit nettement les pics de contrainte sous-axillaire.

  • 🧘 Posture quotidienne: micro-pauses, Ă©tirements lĂ©gers, « wall slides » et row scapulaire Ă©lastique.
  • đŸ·ïž Textile: Ă©viter les coutures agressives; prĂ©fĂ©rer coton/lin pour limiter la transpiration aisselle.
  • đŸȘ’ Soin de la peau: rasage avec gel, lames propres; Ă©viter les dĂ©odorants irritants pour prĂ©venir l’irritation peau aisselle.
  • đŸ§Ș Surveillance: auto-examen mensuel des aisselles; noter toute boule dure ou persistante.
Signal 📣 Professionnel adaptĂ© đŸ©ș Examens possibles 🔬
Boule dure fixe MĂ©decin gĂ©nĂ©raliste Écho des tissus mous, biologie ⚗
Rougeur chaude + fiĂšvre Dermatologue PrĂ©lĂšvement local si besoin đŸ§«
Brûlure en bande Médecin + kiné Bilan clinique, imagerie ciblée
Douleur mĂ©canique rĂ©currente KinĂ© + coach formĂ© Analyse du geste, plan de charge đŸ—‚ïž

Dans une dĂ©marche globale de santĂ©, certaines personnes complĂštent leur prise en charge par des approches corporelles intĂ©gratives (mobilitĂ©, respiration, gestion du stress). À titre de culture gĂ©nĂ©rale, il existe des ressources qui explorent l’articulation entre mĂ©ridiens et bien-ĂȘtre; par exemple, un Ă©clairage sur la circulation Ă©nergĂ©tique et ses liens avec la posture est proposĂ© ici: approche autour du mĂ©ridien de la vĂ©sicule biliaire. Bien entendu, cela ne remplace pas un diagnostic mĂ©dical ni un suivi adaptĂ©.

Si une lĂ©sion Ă©voque un kyste, gardez en tĂȘte que le raisonnement clinique — taille, mobilitĂ©, chaleur, douleur — reste central quelle que soit la zone du corps. Les enseignements tirĂ©s d’autres localisations aident parfois Ă  mieux comprendre: Ă  titre d’exemple, ce guide sur les kystes articulaires du doigt explique comment s’organise un accompagnement raisonnĂ© entre observation et recours aux soins spĂ©cialisĂ©s: en savoir plus sur les kystes d’articulation. ClĂ© de voĂ»te: ne pas percer, ne pas comprimer, et planifier l’avis qui convient.

Pour approfondir sereinement le lien entre douleurs, posture et Ă©quilibre gĂ©nĂ©ral, un article connexe peut Ă©clairer utilement certaines passerelles corps–mouvement–bien-ĂȘtre: consultez cette lecture complĂ©mentaire sur l’harmonie posturale et l’énergie du tronc ici: lien vers un Ă©clairage santĂ© complĂ©mentaire. Cette ouverture reste un plus culturel; la prioritĂ© demeure la dĂ©marche clinique sĂ»re et personnalisĂ©e.

Comment distinguer une douleur musculaire d’une atteinte nerveuse sous l’aisselle ?

La douleur musculaire est localisĂ©e, reproductible sur un geste prĂ©cis (pousser, lever), et s’apaise au repos et Ă  la chaleur. L’atteinte nerveuse donne plutĂŽt une brĂ»lure en bande, une hypersensibilitĂ© au contact et parfois des fourmillements. En cas de doute persistant ou de douleur nocturne, sollicitez un avis mĂ©dical.

Que faire si un bouton douloureux apparaüt aprùs le rasage ?

ProtĂ©gez la zone du frottement, adoptez une hygiĂšne douce et Ă©vitez de percer. Un antiseptique adaptĂ© peut ĂȘtre discutĂ© avec un professionnel. Consultez rapidement si la douleur augmente, si une fiĂšvre survient ou si la lĂ©sion ne rĂ©gresse pas en quelques jours, signes possibles d’infection.

La transpiration favorise-t-elle vraiment la douleur axillaire ?

Oui, la macĂ©ration liĂ©e Ă  la transpiration accroĂźt le risque d’irritations et d’infections cutanĂ©es, pouvant entretenir la douleur. PrivilĂ©giez des textiles respirants, un sĂ©chage minutieux aprĂšs la douche et des produits non irritants; un avis dermatologique s’impose si rougeur, chaleur et fiĂšvre apparaissent.

Quand organiser une consultation sans tarder ?

En prĂ©sence d’un gonflement dur et persistant, d’une rougeur chaude avec fiĂšvre, d’une douleur qui irradie vers le thorax avec oppression, de pertes de force ou d’engourdissements, ou si la douleur persiste au-delĂ  d’une semaine malgrĂ© la rĂ©duction de charge.

Peut-on utiliser un remùde maison pour une douleur d’aisselle ?

Des mesures prudentes (chaleur douce, mobilitĂ© contrĂŽlĂ©e, hygiĂšne) aident souvent. Évitez les applications agressives sur peau lĂ©sĂ©e. Pour tout antalgique ou soin local, demandez conseil Ă  un pharmacien, et consultez si les symptĂŽmes s’intensifient ou s’accompagnent de fiĂšvre ou d’une boule persistante.

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